Astrid : Money Mindset Coach

Temps de lecture : 22 minutes

Voici Astrid, une investisseuse qui a su déceler en avant-garde le potentiel de l’immobilier. Pleine de peps, elle n’a pas eu froid aux yeux au moment de se lancer dans l’investissement immobilier, à une période où l’information, la formation et le mentoring étaient encore rares. Aujourd’hui, elle accompagne toutes les personnes désireuses de se lancer dans l’investissement et qui ont besoin de faire évoluer leur rapport à l’argent.

 

COMELS : Tu es née où et quand ?

Je suis née en Guyane, en 1978

COMELS : Tu investis où ?

J’investis en Guyane et également en France métropolitaine.

COMELS : Achat Revente ou Locatif ?

Pour le moment, locatif.

COMELS : Quel est ton objectif dans la vie ?

Faire briller les yeux de mes enfants quand ils vivent de supers expériences.

COMELS : C’est quoi l’immobilier pour toi ?

C’était d’abord un défi. Ensuite, c’est devenu une passion. Et, aujourd’hui, c’est vraiment le moyen que j’ai choisi pour pouvoir vivre la vie de mes rêves.

COMELS : Investir au Féminin, ça change quelque chose ? 

Oui, c’est un atout !

COMELS : Un mot pour le fun ?

Mon slogan : Mets du kif dans ta vie ! 

(rires)

COMELS : Quelles sont tes activités dans la vie ? Est-ce que tu es entrepreneure, salariée ? Qu’est-ce que tu fais ?

Je suis multi-casquettes. Je suis maman déjà, maman de trois enfants. Je suis entrepreneure depuis plus d’une dizaine d’années. J’ai monté un restaurant en Guyane que j’ai revendu il y a un an et demi. Et depuis, je me suis formée, j’ai repris pas mal de petites formations, j’ai voulu évoluer. Je suis fan de développement personnel depuis plus de vingt ans. Donc j’ai développé ma personne pour pouvoir, après, aider des gens qui ont envie, aussi, de sortir de leur zone de confort. Donc, aujourd’hui, je suis Money Mindset Coach. Je travaille la relation à l’argent, parce que, pour moi, c’est lié à l’investissement immobilier. J’accompagne les personnes qui ont envie de sortir de l’auto-sabotage lié à l’argent pour pouvoir débloquer leur potentiel financier. Essentiellement. J’ai d’autres casquettes, mais ce sont les casquettes principales.

COMELS : Pourquoi as-tu investi dans l’immobilier ?

Alors, je vais vous raconter ma petite histoire en “rapide”… En 2008, j’étais salariée, c’était mon premier CDI, mais je sentais que je n’étais pas à ma place. Je pense que vous comprenez. Le salariat, c’était pas pour moi, la hiérarchie, ça me saoulait. Et donc je me suis baladée un petit peu sur internet et je suis tombée sur le blog d’un certain Cédric Annicette qui parlait de liberté financière, d’entreprenariat, d’investissement immobilier… 

Ça a été Tchernobyl dans ma tête ! Je me suis dit “Quoi ?! C’est possible d’avoir une autre voie ?!” parce que, moi, j’ai été élevée comme tout le monde : travaille bien à l’école, aie ton diplôme, trouve-toi un bon boulot, fais 40 ans dans la boîte et, à la fin, tu auras une retraite où tu pourras enfin profiter de la vie. C’était ça, le schéma. 

Et donc j’ai découvert que c’était possible d’avoir une autre voie, de faire autrement. Donc je me suis engouffrée dedans. Et, en parallèle, j’ai créé ma société et j’ai investi dans mon premier bien immobilier. J’ai fait les deux en même temps. Entreprenariat et investissement immobilier. Novembre 2009, on a déposé les statuts de la société et on a signé le premier bien.

COMELS/ Corinne : En 2009, Cédric Annicette, il avait déjà son blog ?

Il avait le blog, il n’avait pas encore la chaîne Youtube. Je crois qu’il a commencé en 2006, 2007… dans ces eaux-là. Je le suis depuis très longtemps.

COMELS : Comment as-tu ciblé les endroits où tu as investi ?

À vrai dire, je n’ai pas vraiment ciblé. Ça a été vraiment des opportunités, à chaque fois. Des opportunités, des rencontres, des gens qui m’ont fait rencontrer d’autres personnes qui fait que, finalement, on a investi. Ça peut paraître bizarre à dire, mais, sur le premier investissement, j’ai rencontré une personne lors d’un repas, je lui ai parlé de mon idée, de mon projet, de ce que j’avais envie de faire… “Ah, tiens, j’ai quelqu’un, peut-être, qui peut t’aider”. Elle m’a présenté quelqu’un et, finalement, le projet s’est réalisé. Pour le deuxième, oui, pour la coloc’ aussi. D’ailleurs, c’est toi, Corinne, le week-end où on s’est rencontrées !

COMELS/Corinne : Oui, c’était au séminaire de… C’était pas RSC Live, le premier ? Il y avait Jo.

Il y avait Jo, c’était avec Jo, effectivement. Donc c’est toi qui m’a donné un contact qui fait que je suis allée…Je l’ai rencontré, le courant est passé et on a investi sur notre deuxième bien. Et le troisième aussi, c’est vraiment des rencontres. Je rencontre les gens d’abord, je crée le réseau d’abord, et après j’analyse les chiffres, je fais mon étude de marché, voir si ça va être intéressant ou pas. Mais c’est d’abord des rencontres et des opportunités. Ça a souvent été comme ça dans ma vie.

COMELS/Mélanie : Oui, je suis d’accord avec toi, à 100%.

COMELS : Selon toi, est-ce plus difficile d’investir quand on est une femme ?

Noooon, non, au contraire !! Pour moi, l’investissement immobilier, c’est une pièce de théâtre. Tu peux être qui tu veux. Et je kiffe ! Et c’est là où, nous, femmes, on a notre rôle à jouer, parce qu’on peut être qui on veut en fonction de la personne qui est en face de nous et en fonction de l’objectif qu’on a. Face à un agent immobilier, enfin moins maintenant parce que je commence à être connue sur la place, donc on me repère… 

Mais, au début, pour avoir le temps de prendre confiance, d’être sûre des questions à poser, donc j’y allais doucement, voilà, sur la pointe des pieds, je posais des questions et je regardais un peu l’impact que ça avait, parce que j’avais mes check-lists de toutes mes formations. Je voyais un peu comment ça se passait, donc au fur et à mesure j’ai pris confiance. Donc, en fonction de l’objectif, soit j’arrive “Coucou, bonjour, est-ce que je peux vous déranger ?” ou alors j’arrive “Bonjour, Astrid, investisseuse”. Voilà, droite dans mes bottes. Et, avec le notaire, c’est pareil, avec le banquier, c’est pareil. 

Pour moi, non, c’est un atout, être une femme, pour l’investissement immobilier, c’est un atout. On peut décider de qui on veut être. Et, moi, je m’éclate.

COMELS/Mélanie : Ça se ressent en tout cas.

Complètement, complètement. Après, pour la casquette Coach, on se met nos propres barrières, on se dit “Oui, mais j’en serai pas capable…”, nos propres croyances limitantes à nous, celles qu’on nous a inculquées, celles que la société… les étiquettes que la société veut nous mettre, mais non les filles !! Il faut mettre tout ça à plat. C’est le Girl Power ! 

Moi, je suis vraiment à fond dans ça : décide du rôle que tu veux jouer dans ta vie, décide du chemin que tu veux prendre et vas-y à fond, éclate-toi !

Il n’y a personne pour te juger. Même si tu as posé une question pas trop bien à l’agent immobilier, c’est pas grave, tu ne retravailleras pas avec lui, tu iras en voir un autre, mais tu auras appris.

COMELS : Quelle est ta situation familiale ? Et est-ce que tu investis seule ou en couple ?

Je suis mariée, trois enfants. On investit ensemble. C’est vrai que je dis toujours “Je” quand je parle de tout, de l’investissement immobilier ou de l’entreprenariat, mais c’est “Nous”, c’est toujours “Nous”. On forme une équipe et on investit, on fait tout ensemble. Toutes les stratégies, tout est fait ensemble. Je suis sur le devant de la scène, je suis en action, mais c’est “Nous”. Donc on a chacun ses investissements et on a des investissements en commun, en société.

COMELS : Quel type d’investissement fais-tu ?

Tout ! Non, pas tout. Moi, je suis une curieuse de la vie, moi j’aime expérimenter, moi j’aime les défis, donc un seul type d’investissement, c’est pas pour moi, à tort ou à raison, je ne sais pas. Il y en a qui sont “full coloc’”, je ne cite personne (rires)… Moi, j’aime essayer, j’aime expérimenter, donc on fait de la location meublée, on a des studios en région parisienne en location meublée. On a, en Guyane, deux appartements en location courte durée. On a une colocation dans le sud de la France. 

COMELS : Quel a été ton tout premier investissement ?

Vous allez rire. Pour préparer l’interview, je me suis replongée un petit peu dans tout ça, et vous allez rire. Alors, le tout premier investissement immobilier, c’est une division non officielle en région parisienne. Un T3 qui a été séparé en deux studios de 20 m2, dans le 93. Comment on en est arrivés là ? À l’époque, on voyageait beaucoup avec mon mari, et on avait beaucoup de nos proches qui voyageaient beaucoup, qui allaient souvent sur Paris. Donc je me suis dit “Mais pourquoi, tant qu’à investir, autant investir dans de la courte durée”. 

C’était il y a 10 ans, donc on n’est pas sur la même émulation qu’aujourd’hui. Déjà, j’avais eu cette vision en me disant “On va investir dans un appartement en région parisienne, qui va nous servir, pour nous, de pied-à-terre quand on est là et qui pourra servir à nos proches, à nos collègues, etc.”. C’était ça, le début. Donc j’ai rencontré quelqu’un qui m’a présenté un promoteur qui était justement en train de finir un immeuble, il retapait un immeuble, et il lui restait un appartement qui était l’épine dans son pied. Donc on a discuté, il m’a présenté les chiffres et tout. Donc je fais mes calculs, et l’appartement T3 tel qu’il était, c’était pas rentable.

Tout ça, avec juste des vidéos, non, même pas encore les vidéos, juste un blog, sans formation, sans rien. Je vous remets dans le contexte.

Et finalement, j’ai analysé le projet et j’ai envisagé de pouvoir séparer les appartements.

Donc j’ai pris RDV, on est partis, avec mes gros sabots… On est allés rencontrer le promoteur en personne, parce que, jusque-là, je ne l’avais eu qu’au téléphone. 

Et donc, le promoteur, la cinquantaine d’années, le gars qui pèse quoi, son bureau… Un truc qui m’a marqué, il avait une chaise de bureau qui tourne et il était tout le temps comme ça (se balancer en permanence), je me dis “Mais arrête-toi, tu me perturbes”. Bref. Mais le gars qui pèse. Et donc, moi, la petite nénette qui arrive en lui disant “Écoutez, voilà, moi, votre appartement, est-ce que c’est possible de le diviser en deux parce que j’ai tel, tel, tel, tel projet, c’est comme ça que je vois les choses, voilà le potentiel”, donc j’ai vendu mon projet. Et j’ai vu au fur et à mesure les yeux du promoteur s’éclairer en disant “Ah, mais c’est pas mal comme idée, mais c’est super !” Et, en fait, c’est après coup que mon mari m’a dit “Mais tu n’as pas vu comme il te regardait, il était impressionné par ce que tu lui disais”. 

Donc, au final, on a acheté cet appartement. Il s’est occupé lui-même de la division et, au final, après coup, la gestion à distance, location courte durée, il n’y avait pas encore de conciergerie, y’avait pas encore tout ça, c’était pas encore aussi développé qu’aujourd’hui, on a laissé tomber et on a décidé au début de les louer en location nue. Et on est passés, depuis, en location meublée.

Voilà, donc pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

COMELS/Mélanie : Tu les as toujours, ces appartements ?

Les appartements, justement, on est en train de les vendre. On a signé le compromis, parce qu’ils ne sont plus si rentables que ça, et on a envie de partir sur des projets plus gros, donc on récupère du cash pour partir sur, éventuellement, de l’achat-revente, éventuellement, du marchand de biens, éventuellement … Enfin, c’est pas encore défini. De la construction, aussi, on envisage… Voilà !

COMELS : Qu’est-ce que tu détestes dans l’immobilier ?

J’ai réfléchi et je crois que je ne vais pas être originale. Je déteste la paperasse, je déteste les papiers, la comptabilité, faire le bilan, oh purée ! J’ai voulu faire original, mais non, là, pour le coup, c’est pas possible, j’aime pas ça.

COMELS/Corinne : C’est pas ton chéri qui la fait, la comptabilité ?

Bah, attends, figurez-vous que mon chéri, il est comptable !

COMELS/Mélanie : C’est vrai, c’est pas lui qui fait ?!

Il la fait depuis un an et demi, oui presque deux ans. Mais, avant, c’était compliqué, quoi. Il me laissait me débrouiller. Parce que, lui, une fois sorti de son boulot, il ne voulait plus entendre parler de chiffres, de compta, etc. Voilà. Le cordonnier mal chaussé. Et, donc, finalement, il a fini par comprendre que j’ai ma part, mais que, lui aussi, il faut qu’il fasse sa part, surtout que c’est son domaine, donc depuis deux ans, ouais, il s’occupe de la compta et tout est bien carré.

Donc, pour faire simple, j’ai délégué. (rires)

COMELS/Mélanie : Tu as bien raison !

COMELS/Corinne : Délégation en interne !

Oui ! En plus, c’est mieux, c’est en ligne directe, c’est communication directe… Quand je reçois un mail et que je ne sais pas comment répondre… “Chéri, je t’ai transféré un mail !

COMELS/Corinne : Voilà, c’est ça ! (rires)

J’ai pas les formes à mettre, voilà.

COMELS : À l’inverse, qu’est-ce que tu adores, qu’est-ce que tu préfères dans l’immobilier ?

Il y a deux choses que j’adore, vraiment. La première, c’est voir les loyers tomber sur le compte, le premier du mois.

COMELS/Mélanie : J’avoue, c’est kiffant ! (rires)

C’est un kif ! Alors les loyers ou les virements des plateformes Airbnb, Booking, Stripe, … Enfin voilà ! Mais voir les loyers tomber… C’est jouissif !!

COMELS/Mélanie : C’est vrai.

Et le deuxième point, c’est, comme je fais de la courte durée ici, mais même pas que de la courte durée, même sur la coloc’, sur tout ce qu’on a fait, c’est le retour des clients, le retour des locataires. Par exemple, hier, j’ai fait une sortie dans la coloc’, une sortie vidéo. On a tout bien bouclé et, à l’issue, j’échange un petit peu, savoir ce que l’étudiante va faire après et tout, est-ce que ça s’est bien passé dans l’appartement… 

Et elle, de me dire : “Ah, mais vraiment, l’appartement réunissait tous mes critères ! J’étais tellement bien là ! C’est vraiment parce que je dois quitter..” Elle change de ville, elle monte sur Paris, donc c’est vraiment pour ça… “Franchement, votre appart, il est génial !” Voilà, ça, ça fait ma satisfaction, ça fait mon bonheur !

Ou quand les gens arrivent, quand j’ai l’occasion de faire un check-in sur un appartement en courte durée, quand les gens me disent “Wouahou ! Oh, mais c’est super !”… Je vois des étincelles, des étoiles !! Voilà, c’est mon kif ! 

COMELS/Mélanie : Oui, oui. Tu te dis que c’est un peu grâce à toi aussi qu’il y a tout ça !

Bah, c’est pas qu’un peu ! (rires) C’est pas qu’un peu, je suis à l’origine, je suis à la fin… Voilà, c’est là aussi où je vois que la vision que j’avais, elle devient réalité en fait. Parce qu’au final, les appartements, nous, on aime bien les apparts qui sont crades, hein, les filles, on se comprend, où il y a tout à faire… 

Et de partir d’une page blanche, de se projeter, de décorer, d’aménager, de voir un peu ce que ça peut donner au résultat final, et de voir que, derrière, les locataires, ils sont “Wouahou !”, voilà, je suis contente, ça vient de moi.

Et c’est ça, quand je disais tout à l’heure le défi, pour moi, c’est ça, l’immobilier, ça a été un défi au départ, et ça l’est toujours, de pouvoir rendre les gens heureux, quoi. Mets du kif dans la vie, quoi !

COMELS/Corinne : Mets du kif dans la vie de tes locataires ! (rires)

Voilà ! Et ça en remet dans la mienne quand je vois les loyers tomber !

COMELS/Mélanie : Oui, dans les deux sens !

COMELS/Corinne : La boucle est bouclée ! (rires)

COMELS : As-tu des mentors ?

Je vous l’ai dit tout à l’heure, le tout premier, ça a été Cédric Annicette. Depuis, je me suis pas mal formée, donc, les classiques : Jean, Jean Baudin, ça a été un de mes mentors ; Florent Fouque, puisque, bon, j’ai expérimenté, pour pouvoir expérimenter différents types d’exploitation, bah je me suis formée également. Ça, c’était à l’époque, donc ça remonte à un petit moment. 

Et puis, aujourd’hui, ce ne sont pas des mentors. Moi, je crois en la sororité. Moi, je m’inspire de ce qui se passe autour de moi, je m’inspire des jeunes, de mes proches, de mon cercle. Proche, quand je dis proche, ce n’est pas forcément dans la zone géographique, mais ça peut être beaucoup sur internet, de vous aussi, les filles !! Je m’inspire de toutes ces nénettes qui se bougent. Donc je m’inspire de toute cette émulation, de toutes ces filles qui se bougent, qui sont souvent plus jeunes que moi, mais ça me motive, comment dire, voilà, la sororité. C’est pour ça que quand vous m’avez sollicitée pour être marraine de votre Club, bah j’ai dit oui tout de suite sans hésiter, parce que, moi, je crois en ça. 

Le succès, pour moi, c’est pas réussir seule. Le succès, c’est vraiment être accompagnée… Pour faire une parenthèse, ça me vient, là. Il y a une pub de La Française des Jeux où le gars, il est au bord de sa piscine, il appelle un pote : “Allô, tu veux venir à la piscine ?” et le gars qui doit lui répondre : “Bah, je suis au boulot”. Lui, de dire “Mais pourquoi ? Ah oui, c’est vrai, tu bosses, on est quel jour ?” “Bah, on est lundi” “Ah ouais, merde, OK”. Le gars, il est pété de tunes, mais il est tout seul.

Et moi, je ne veux pas vivre ça, j’ai envie d’avoir du monde autour de moi, des gens qui peuvent se permettre les mêmes délires que moi. Donc la sororité, pour moi, c’est vraiment une chose importante, et c’est de ça dont je me nourris aujourd’hui.

COMELS/Corinne : Comme nous, la semaine dernière, le Mastermind qu’on a fait où, du coup, on pouvait tous se permettre d’être ensemble pendant une semaine.

Voilà !

COMELS/Corinne : C’est cool, les autres, ils sont au boulot et voilà…

Non, mais c’est tout à fait ça, c’est pouvoir être accompagnée par des gens qui ont déjà le même état d’esprit que soi, déjà, parce que si c’est pour être entourée de gens négatifs, c’est pas la peine. Mais des gens qui ont les mêmes valeurs, qui ont les mêmes visions, et qui peuvent se permettre de pouvoir partir, de faire une semaine au ski, de faire une semaine en Martinique, …

COMELS/Mélanie : C’est très cool, ça !

Voilà !

COMELS/Mélanie : Top !

COMELS : L’immobilier n’est pas de tout repos : une anecdote ?

Bah, oui, dans l’immobilier, vous savez, on en a toujours, on en a plein ! Mais il y en a une qui m’est revenue tout à l’heure, c’est pas celle-là que j’avais choisie au départ, mais (rires) il y en a une où, bah justement, sur le premier investissement, il y a un locataire qui a ramené un canapé de chez Emmaüs dans l’appartement, bourré de punaises de lit… Ça a commencé à se diffuser un petit peu dans l’immeuble. Donc on l’a retiré, on a traité, on a fait tout ce qu’il fallait. Le gars n’était pas suffisamment satisfait du service, donc il a arrêté de payer son loyer, ça s’est mal passé avec l’agence qui gérait le bien à l’époque. Donc, a priori, il était parti, il n’avait pas rendu les clés, mais il était parti. Donc, pour nous, OK. Heureusement, on avait souscrit une GLI, donc on était tranquilles au niveau des loyers. GLI = garantie des loyers impayés. Donc on était tranquilles, on était quand même payés. 

Et puis, un jour, j’ai les voisins qui m’appellent “Oui, il y a du mouvement dans votre appartement… Je ne sais pas si le locataire est revenu, mais c’est pas les mêmes personnes… Est-ce que vous pouvez envoyer quelqu’un ?”. OK, donc j’envoie quelqu’un. “Toc, toc”… Une gentille dame qui me dit “Oui, bah oui, je paie un loyer”. OK… “Vous payez un loyer à qui ?!”  “Ah, bah à Monsieur Untel…” OK…

Pour ma chance, je passais par Paris peu de temps après, donc j’y vais personnellement, je vais avec le responsable du syndic, parce qu’il me fallait quand même des gens, des témoins, et je vais avec un bon pote, baraque, black, le gars d’un regard tu comprends qu’il faut pas… bégayer ! Donc on y va à trois, on toque et je demande à la nana “Vous êtes qui ?” “Ah, bah, je comprends pas. Vous, vous êtes qui ?” “Je suis la propriétaire”… J’ai dû me justifier, donc elle nous fait rentrer, elle nous explique qu’elle loue l’appartement, qu’elle paie son loyer tous les mois, donc là je ne comprends plus, je lui demande “Est-ce que vous avez un contact ?” “Oui” “Est-ce que vous pouvez l’appeler ?” Donc elle appelle “Oui, bah j’ai une dame qui est là, qui me dit qu’elle est la propriétaire”. Bref. Je vous fais la version courte. Et, au final, le gars qui lui répond “Euh, c’est pour quel appartement ?

COMELS/Mélanie : Oh p*, il en a plusieurs ?!

Donc on a compris qu’on était tombé sur un caïd du coin qui sous-louait des appartements. Et donc la procédure était déjà lancée depuis un petit moment, on en a eu pour deux ans, huissier, etc., etc., donc, là, on en est sortis. Mais voilà, l’immobilier, c’est pas un long fleuve tranquille. On gagne gros, soit, mais il y a des galères. Et donc, au final, on s’est retrouvés à avoir un appartement sous-loué et, nous, on n’avait pas les loyers.

COMELS/Corinne : Oui, parce qu’il y en a qui font de la sous-location officielle en société et qui paient le loyer au propriétaire ! (rires)

Voilà ! Il y en a qui font ça. Et il y en a qui ne paient pas leur loyer et qui, en plus, sous-louent leur logement.

COMELS/Corinne : C’est double bénéf’ ! (rires)

COMELS/Mélanie : Du coup, pendant ces deux ans, il ne t’a pas payée, mais lui, il s’est bien fait payer son loyer.

C’est ça, il faisait payer, bah c’était 600€ le loyer, donc il se faisait payer 600€. Donc bon, on a trouvé des solutions, on a mis un peu la pression, les avocats ont parlé, etc, jugement, et finalement on a récupéré l’appartement, mais voilà… ça a été notre premier investissement, donc après… 

COMELS/Corinne : Ça t’a un peu refroidie.

Premier investissement, premier investissement à distance… Donc, après, pour repartir sur l’investissement à distance, c’était un peu plus compliqué pour mon mari de se motiver. Mais ça s’est fait.

COMELS : On va terminer l’interview avec le petit mot de la fin. Est-ce que, si tu fais un bon en arrière, donc, du coup, il y a dix ans, quand tu faisais ton premier investissement, quel conseil tu te donnerais, si tu devais donner un, deux, trois conseils à la personne que tu étais… ? Un conseil en or ?

Rester focus !! (rires)

Avec le recul, ouais, de rester focus et … Il y a même deux conseils : rester focus vraiment sur un objectif. C’est vrai que, moi, j’ai diversifié, c’est peut-être pas forcément la bonne méthode, comme je disais tout à l’heure parce que, bah, à chaque fois il faut apprendre, il faut redémarrer de zéro, donc j’ai perdu du temps à ce niveau-là. Donc il faut peut-être rester un temps sur un type de stratégie, le temps de maîtriser, avant de passer à un autre type d’investissement. Donc ça, effectivement, on me l’a dit, mais j’ai pas voulu écouter. (rires)

Et un deuxième point, et ça rejoint aujourd’hui ce que je peux dire à mes clients en Money Mindset Coach, c’est de bien se préparer à raconter la bonne histoire au banquier. Parce que mon projet, il était clair dans ma tête et je l’ai vendu comme un business en fait, c’était un vrai business. J’ai raconté une histoire au banquier et on sait, le banquier, lui, il gère du risque, il est pas là pour … Tu peux avoir un projet hyper rentable, mais si tout ce qu’il y a autour lui convient pas, bah t’as pas ton prêt. Donc il faut adopter le bon comportement pour que tout passe en fait. Mais il faut aussi bien gérer ses comptes, il faut aussi épurer les trois mois avant de pouvoir déposer son dossier bancaire, il faut épurer, il faut éliminer les crédits conso, il faut éliminer tout ce qui est cryptomonnaie, il faut éliminer les paris sportifs, il faut vraiment raconter la bonne histoire, se préparer en amont pour pouvoir être sûre d’avoir son prêt bancaire.

Et, une chose importante pour moi, c’est ce qui manque beaucoup dans la majorité des formations, on parle technique, en formation en investissement immobilier, on parle beaucoup technique, donc n’importe quelle formation peut faire l’affaire, mais par contre, il y a très peu de formations qui parlent de Money Mindset, de Money Management et, pour moi, c’est la base. C’est la base. Si on tombe sur un projet hyper rentable, mais que, derrière, le compte bancaire, il ne dit pas la bonne histoire, bah on a rien du tout et le banquier, il va dire non, et on va faire cinquante banques, les cinquante banques vont dire non.

Donc bien se préparer, se former, bien sûr, mais bien se préparer à son investissement en amont.

COMELS : Merci Astrid pour ce moment partagé.

Merci à vous, c’était un plaisir.

COMELS : Et on se retrouve bientôt, lors des prochaines Masterclasses du Club Investir COMELS !

Yes ! Vive la sororité !

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