Sihem : Infirmière investisseuse

Temps de lecture : 19 minutes

Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’interviewer Sihem ou “Sisi” ! Cette infirmière investisseuse n’a pas eu froid aux yeux au moment de se lancer dans l’immobilier en 2017 et a même testé différents types d’exploitation locative dès ses débuts pour optimiser ses revenus. Elle nous rappelle l’importance de passer à l’action rapidement après avoir suivi sa formation !

COMELS : Tu es née où et quand ?

Alors, Sisi, c’est mon surnom, mais Sihem est mon vrai prénom. Je suis née à Épinal, un 28 mai.

COMELS : Tu investis où ?

J’investis dans la région Rhône-Alpes-Auvergne.

COMELS : Achat Revente ou Locatif ?

Locatif pour le moment.

COMELS : Quel est ton objectif dans la vie ?

Mon objectif, c’est d’être heureuse, tout simplement. D’être heureuse et libre de mes choix.

COMELS : C’est quoi l’immobilier pour toi ?

L’immo, c’est un véritable levier en fait pour acquérir facilement du cash et faire du patrimoine également.

COMELS : Investir au féminin, ça change quelque chose ? 

Absolument pas. Non, non. Il faut passer à l’action, tout simplement, qu’on soit un homme ou une femme !

COMELS : Un mot pour le fun ?

Je dis toujours qu’il ne faut jamais avoir de regret dans la vie. Alors : No regrets!

COMELS : Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Moi, je suis infirmière, dans la vie. Infirmière intérimaire, en tout cas au niveau professionnel. Maman à temps complet, dans la vie personnelle. Et l’investissement immobilier, c’est pour moi un véritable loisir, en fait. Parce que je suis une espèce de couteau suisse et j’ai besoin de toucher à plusieurs branches pour m’éclater dans ma vie.

COMELS : Pourquoi as-tu investi dans l’immobilier ?

Tout simplement parce que je me suis voué une véritable passion pour l’immo et que j’avais envie à travers mon métier… Parce qu’on est d’accord qu’infirmière, ça n’a rien à voir avec l’immo… C’est juste que j’avais envie de générer des revenus en plus et, tant qu’à faire, autant le faire avec quelque chose qui te fasse plaisir. Donc autant je kiffe mon métier d’infirmière, et autant je kiffe à côté générer des revenus et tout le process qu’il y a autour de l’immo. Et ça m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires également.

COMELS : Comment as-tu ciblé les endroits où tu as investi ?

Alors, dans un premier temps, tout simplement, avant de me lancer, c’est le secteur où j’habite. Je suis d’Annecy à la base, en Haute-Savoie. C’est un secteur qui est relativement beau, mais cher, mais, en même temps, au niveau patrimonial, qui ne fait que grandir.

Donc premier investissement, ça a été un studio à Annecy que l’on a toujours actuellement et qui cartonne.

COMELS : Est-ce qu’être une femme change quelque chose ?

Non, moi, je ne trouve pas. Après, je trouve même que c’est un avantage, pour nous les femmes, d’arriver dans ce milieu, c’est agréable. C’est vrai qu’au tout début, les premiers Masterminds dans lesquels j’allais, il y avait relativement plus d’hommes que de femmes. Mais, maintenant, ça ne me surprend plus, en fait. On est vraiment une team et il n’y a pas de dissociation hommes/femmes, on est complètement intégrées dans ce milieu.

COMELS : Quelle est ta situation familiale ? Et est-ce que tu investis seule ou en couple ?

On a investi en couple. On investissait en couple, parce que ma situation actuelle fait qu’on avance dans la vie et je me retrouve actuellement en séparation avec mon conjoint actuel. Donc il va falloir revoir la stratégie actuelle dans nos investissements. Parce qu’on a investi en LMNP sur les deux premiers appartements. Et puis, là, on a monté une SCI ensemble, donc il va falloir réajuster tout ça.

COMELS/Corinne : C’est vrai que c’est un sujet dont on ne parle pas trop souvent. Autant on parle de… par rapport à des enfants, des familles recomposées avec des enfants d’un côté et pas de l’autre, on entend quand même régulièrement…, on nous alerte là-dessus, faire attention, etc. Mais c’est vrai que le côté séparation, c’est quelque chose qu’il faut aussi envisager et qui peut avoir des conséquences au niveau de tes investissements.

Exactement. On est en plein dedans !

COMELS/Mélanie : Alors, je me permets de te poser une question. Est-ce que, lorsque tu as investi en couple, donc avant, est-ce que tu t’étais posé cette question, c’est-à-dire “Comment on ferait, si jamais on se sépare ?” ou est-ce que c’est pas du tout arrivé ?

Pas du tout. En fait, on ne se l’était pas du tout posé, cette question. C’était moi, à la base, qui l’avais entraîné dans cette aventure, il m’a suivie, il a été là, présent aussi dans tout ça, donc c’est normal, dans la séparation, si jamais il veut mettre fin à notre patrimoine. Je me suis préparée à tous les cas de figure, on va dire. Et, dans tous les cas, j’accepterai parce qu’on l’a fait ensemble. Et ce qui est important dans l’immo, en fait c’est vraiment ce qui m’aide en tout cas actuellement, c’est d’être détaché du matériel, de l’aspect matériel et que je n’ai pas d’affect dans tout ce qu’on a bâti ensemble. C’est beaucoup plus simple pour moi de me dire “Bah écoute, s’il veut qu’on vende, ok, on vendra”. Et s’il veut qu’on garde notre patrimoine en souvenir de nos vingt ans, si tu veux, bah il n’y aura pas de souci non plus. Tu vois. Parce qu’il faut qu’on repense à l’objectif du pourquoi, si on revient à notre pourquoi, pourquoi on a commencé à faire tout ça, je pense que la réponse, il l’a. Mais je préfère le laisser cheminer. Parce que la décision est venue de moi et je ne veux pas brusquer les choses.

COMELS/Corinne : Oui, parce qu’en fait, c’était un projet de vie, en fait, quelque part. Comme avoir une maison ou faire des enfants, c’est un projet de vie, donc effectivement…

Exactement. Oui, oui. Surtout qu’on est mariés, on a deux enfants, donc on l’a fait en conscience, tout ça.

COMELS/Mélanie : Ok, c’est vachement intéressant.

COMELS : Quel a été ton premier investissement ?

Du coup, comme je vous avais dit, on a choisi la facilité, … bah la proximité ! Annecy. Après, c’est vrai que les prix au mètre carré étaient relativement chers, donc on a opté pour un studio, un studio qui n’était relativement pas loin du centre-ville et qui avait un aspect atypique. Du coup, on a tablé sur une ferme qui a été rénovée en quinze lots, voilà. Et on a pris un des lots dans la ferme. Et là où a été notre chance, c’est que c’était un monsieur, pareil, qui se séparait, qui était pressé de vendre, et on l’a eu à un prix relativement sympa.

COMELS/Mélanie : Et tu l’exploites comment ?

En courte durée, en saisonnier. Et ça marche plutôt bien.

COMELS/Mélanie : Est-ce que, sur Annecy, il y a une saisonnalité ou c’est toute l’année, du coup ?

C’est toute l’année. On n’a pas vraiment de… Bah l’été, à partir de juin jusqu’à fin septembre, c’est full à 100%. Et puis, après, même s’il y a quelques laps, si on a quelques vides dans l’année, franchement, c’est 10 jours grand max quoi. Ça marche relativement bien.

COMELS : Bravo ! Top ! Quels types d’investissement fais-tu ?

On a fait tout sauf du classique, en fait. On a commencé par du saisonnier, justement, avec le studio. Après, on avait commencé à louer une des chambres dans notre appartement en résidence principale. Parce qu’on habitait un duplex, du coup, on a exploité cette chambre qui ne nous servait pas trop. Puis, de cette chambre, on s’est dit “Tiens, bah si on allait déménager à Annecy-le-Vieux, en loc, et puis qu’on laissait notre résidence principale en coloc’ ?”… Ce qui a été le cas et, du coup, pendant deux ans, on en a fait une colocation. Pareil, full sur deux ans, pas beaucoup de turnover. En tout cas, si on en avait, dans les cinq jours qui suivaient, il y avait quelqu’un derrière. Ça, c’était relativement intéressant. Et d’avoir justement expérimenté la coloc’ en me disant “Tiens, ça fait deux ans que tu gères trois locataires différents dans le même logement, pourquoi pas tabler dans un immeuble ?”… Du coup, on a investi dans un immeuble, là, il y a maintenant un an, qu’on exploite au travers d’une SCI. Quand on a acheté cet immeuble, il y avait déjà un locataire en place qui y vivait à l’année, donc on l’a “acheté” avec ! Et les trois autres appartements, on les a rénovés et on les exploite actuellement en location courte durée, également en saisonnier, en mettant tout un process automatisé parce qu’on habite à 400km de là, et on a dû tout gérer à distance. En tout cas, j’ai tout orchestré. J’ai beaucoup aimé ce côté un petit peu… où il fallait trouver des solutions pour leur permettre d’arriver à distance en automatisant, en créant, en montant une équipe de A à Z pour gérer les logements, gérer les artisans. En fait, tout ce côté-là m’a permis de développer… de  me dire “Punaise, tu gères, tu orchestres tout ça à distance, c’est faisable quoi, c’est pas impossible”. Et du coup, ça m’a enlevé un petit peu les limites et les freins de me dire d’exploiter à proximité de chez moi, alors qu’on peut exploiter n’importe où, dès lors que tu es bien organisé.

COMELS/Corinne : Et tu avais des travaux à faire dans ces appartements ?

Oui, oui, on les a rénovés dans la totalité. Bon, au départ, effectivement, on s’est beaucoup déplacés. On s’est déplacés pour mettre en place tout le chantier et tout ça. Et, après, ça a été tout le process de recruter sur place, et puis ensuite de mettre un process automatisé pour l’accès aux clés, aux appartements et les ménages, parce que le ménage, ça n’a pas été une mince affaire ! Et le linge, et tout ça, et tout ça ! Ça a été compliqué, mais on finit par trouver, et ça va.

COMELS/Corinne : C’est vrai que c’est intéressant, parce que, si tu commences par un immeuble à distance, d’un côté tu te dis “Oui, bah si je dois faire un immeuble, à côté de chez moi, ce sera moins compliqué”. Mais, en même temps, si tu fais un immeuble à côté de chez toi, tu risques peut-être d’y aller plus souvent, alors que là, finalement tu n’as pas eu le choix, tu as trouvé des solutions, comme tu dis, pour arriver à tout automatiser, à te rendre inutile, en fait, quelque part.

Oui, des fois, on se met des freins, on se crée nous-même nos propres problèmes, mais finalement… Puis on essaie, on se trompe, on rechange, voilà. Ça n’a pas été d’emblée facile. De toute façon, quand on choisit de se lancer dans ce genre de challenge, on cherche les problèmes ! (rires)

COMELS/Corinne : J’avais une autre question, tu parlais de la colocation à Annecy. Du coup, il y a un marché pour de la colocation sur Annecy ? Et est-ce que c’est de l’étudiant ou alors c’est du jeune salarié ? Qu’est-ce que c’est ?

Nous, ça a été vraiment des jeunes travailleurs, la cible 25-35, et la plupart avait un statut d’auto-entrepreneurs. Tu vois, les kinés qui travaillent pour leur propre cabinet, qui devaient présenter aux agences deux ans de chiffres. Mais quand tu commences, tu ne peux pas présenter deux ans. C’est pareil, moi, c’était deux kinés du coup et puis une Anglaise qui était venue s’installer, prof, pareil elle venait d’être embauchée en CDI, elle n’avait pas suffisamment de garantie financière à présenter. Donc, en fait, c’est un petit peu des profils qui ont du mal à présenter leur candidature en agence. Du coup, ils ont nous derrière.

COMELS/Corinne : Et j’avais une autre question sur ton immeuble, s’il se trouvait à 400km. Tu l’as trouvé toi ou tu as fait appel à un agent ?

Non, on a fait appel à un chasseur, un chasseur immo. Comme ça, ça me faisait gagner du temps. C’est vrai que je me suis rendue compte que c’était une activité hyper énergivore et que, si on déléguait pas un maximum, bah du coup tu perdais plus de temps. Ton but, toi, c’est de générer du cash, trouver des solutions à d’autres choses, donc en fait, il faut déléguer les choses qui sont pas de ton ordre à toi. Pareil, je me suis entourée d’un avocat, d’une comptable, voilà, au fur et à mesure, tu étoffes ton équipe parce que, sinon, tu passes plus de temps à te creuser la tête et à te créer justement ces fameux problèmes alors que tu pourrais les déléguer à d’autres et toi, t’occuper d’autre chose.

COMELS/Mélanie : Ok. Alors, Sihem, avec l’expérience que tu as eue, même avec tes immeubles à distance, qu’est-ce que tu détestes dans l’immobilier ?

Justement, tout ce qui est administratif. La comptabilité, ça c’est quelque chose que je déteste faire et, du coup, je délègue, justement j’ai une comptable hors pair à qui je délègue tout et qui chiffre, qui me donne un peu les stratégies, un avocat aussi, également hors pair, donc je ne me prends pas la tête de ce côté-là. Au moins, je sais que c’est cadré et je ne m’embête pas.

COMELS/Corinne : Et à l’inverse, qu’est-ce que tu adores dans l’immobilier ?

Me lever le matin, regarder mon téléphone et voir le nombre de résas qui sont tombées. (rires

Parce que de te dire que tu dors et, le matin, tu ouvres ton téléphone et “Vous avez tant de réservations”, c’est cool, quoi !

COMELS/Mélanie : C’est addictif, ça, non ? (rires)

Oui, oui, tu te dis “Non, mais c’est dingue, ça continue à rentrer”. Et puis, c’est vrai que c’est… Tu y prends goût, c’est finalement facile, je comprends pas qu’on ne nous apprenne pas ça à l’école, quoi. Sincèrement, je vais me reconvertir en prof et aller donner des cours aux élèves, c’est pas possible !

COMELS/Mélanie : Lorsque tu as démarré l’aventure dans l’immobilier, est-ce que tu t’es inspirée de personnes ou est-ce que tu étais autodidacte ? Est-ce que tu as des mentors ?

Non. En fait, celui qui m’a donné vraiment la graine, on l’aime ou on ne l’aime pas, ça a été Franck Nicolas. En fait, j’ai été invitée à un séminaire par le biais d’une inconnue. Ils devaient inviter des gens. Une copine à moi qui faisait partie du truc a parlé de moi à cette fille qui m’a invitée pour contribuer. Et, de là, ça a été des pop-up dans ma tête, après ce week-end. C’était le week-end Spark si je me souviens bien, c’était un truc comme ça, en 2017. Et de là, je me suis dit “Wouah, mais qu’est-ce qui se passe ?” Je suis passée dans un autre monde. Lui, il a développé vachement le côté leadership, il a réveillé en moi ce côté, que j’avais mis en moi un peu dans une cave, au milieu des toiles d’araignée et tout et tout. Et puis, à côté de ça, je me suis lancée aussi dans le développement personnel pour avoir une meilleure connaissance de moi, parce que tant que tu ne te connais pas toi, tu ne peux pas avancer, être que dans le faire, en fait. C’est pour avoir un parfait équilibre en toi et tes actions. Il faut vraiment te connaître toi. Et du coup, j’ai réussi à trouver cet équilibre entre le côté spirituel et le côté mindset, parce que c’est vrai qu’on est beaucoup, beaucoup dans l’action, c’est ce que j’étais au départ, et à m’épuiser au final. Et si tu n’as pas cet équilibre entre toi et tes actions, tu as vite fait de te perdre. Et tu perds même le sens de pourquoi tu as commencé en fait. Faut jamais perdre le sens de ce que tu fais. Sinon, à un moment donné, tu vas te dire “J’ai fait tout ça, mais au final pourquoi ?”. Tu auras toujours ce sentiment de vide.

COMELS : L’immobilier n’est pas de tout repos : une anecdote ?

Oh la la, oui, j’en ai plein ! Je crois que la pire, une des qui m’avait vraiment fait des cheveux blancs, ça a été justement un matin, dans l’immeuble en location saisonnière, j’avais eu une résa en dernière minute sur un week-end à 23h, mais après, ça, on s’en fout puisqu’ils arrivent en automatique. J’avais vu qu’il y avait une arrivée à 23h. Ils ont réussi à venir parce qu’ils ont le code de la boîte à clés que si je reçois la caution. Donc ils avaient payé la caution, donc ils ont pu intégrer l’appart. Ils passent leur week-end et, le lundi matin, j’ai un appel de la gendarmerie à 6h. Donc ils ont bien passé le week-end. C’était pour me dire qu’ils ont fait une descente dans mon appartement et qu’ils ont ouvert l’appartement au burin… au bélier ! Parce qu’en fait, ils avaient affaire à un gros réseau de drogue. Donc ils en ont chopé deux dans un de mes apparts et ils m’ont défoncé l’appart. Et ça a été sympa, parce que j’avais une arrivée le lendemain à 15h et la prestataire, quand elle est passée, elle m’a envoyé le film du désordre qu’ils m’ont mis dans l’appart et ça a été chaotique, quoi ! Il a fallu rebondir et se dire “OK, tu me retapes l’appart, moi je fais appel à un menuisier, à un peintre, machin, pour tout me remettre en place et l’appartement a été prêt pour l’arrivée des autres locataires, mais un sacré coup de sang !!

COMELS/Mélanie : Ah ouais ?! Mais les locataires, ils avaient réservé pour le lendemain ?

Oui. Ils sont partis le lundi. Ils n’ont pas tout détruit, hein. C’est dans la fouille, il y avait le bordel partout. Je vous enverrai quelques photos, je t’enverrai, Coco, des photos que j’ai gardées et la vidéo. Mais ça a été… Ouais, quand on t’appelle à 6h du mat’, tu te dis “Wow, c’est quoi, ça doit être un des locataires…” et puis en fait “Oui, bonjour, la brigade de…” et là, tu as le coup d’adrénaline et ton cerveau, ça fait pop-up aussi ! Faut que je trouve des solutions, parce que, là, c’est pas possible. (rires)

Mais, sur le coup, j’avoue que je ne rigolais pas, mais c’est vrai que, là, d’un coup, j’avais tout qui fusait : “Ouais, il faut que je commence par quoi ?!”. La prestataire, je l’avais sur place, je lui ai dit “Tu commences ton ménage et tu me factureras le surplus”. Et moi, à côté, j’ai appelé menuisier, peintre et tout le tralala pour qu’ils me retapent la porte. Et changer la serrure, mais en fait il m’a dit qu’il n’y avait pas besoin de changer la serrure. Donc ça, c’était déjà un plus. 

Et puis, oui, ils étaient partis avec la clé également. (rires)

Bref, un sketch. 

COMELS/Corinne : Finalement, tu as changé la serrure, en fait ? (rires)

Euh, c’était une clé qui n’était pas reproductible, donc non, je n’ai pas changé la serrure. Et puis, ils ne se sont jamais repointés, donc voilà. Et j’ai gardé la caution !

COMELS :Oh bah oui, évidemment ! (rires)

Non, mais je me suis dit, si je prends la caution et qu’ils viennent la réclamer, parce que c’est des trafiquants et tout. Et puis je me suis dit “Non, de toute façon, je la garde”. Je les attends de pied ferme ! (rires)

COMELS/Corinne : Et du coup, tu as dû porter plainte ? Comment ça marche ?

Oui, il a fallu faire. J’ai fait en ligne, tu peux tout faire en ligne. Et j’ai fait amener ma prestataire pour signer, en fait. Ma prestataire de ménage qui est allée signer ma déclaration. Et la réparation de la porte va être prise en charge par … C’est arrivé en juin, cette affaire. Du coup, c’est la partie juridique, là qui va me repayer ma porte. Il y en a eu pour 500 et quelques euros. Et c’est pris en charge justement par le procureur de la justice. Il fallait que je fasse une facture, tout ça, que je fasse suivre au commissariat, à la PJ. Ils m’ont dit que ça prendrait cinq à six mois. Donc voilà, c’est en cours, mais j’ai envoyé mon RIB, le courrier, tout ça et c’est tout pris en charge… Ça fait partie des prestations en charge. Et il paraît que j’aurais même pu faire appel à mon assurance pour prendre en charge les frais de la porte, mais je n’y ai pas pensé sur le coup. Dans tous les cas, on est remboursés, donc ça va.

COMELS : Dernière question : Quel conseil tu donnerais à quelqu’un qui veut se lancer, qui veut démarrer dans l’immobilier ? Un conseil en or ?

Alors, déjà, si tu as l’idée, si tu as envie de te lancer, et bien moi je dis, forme-toi déjà sur tout ce qui est au niveau juridique, parce que c’est tellement complexe, tout ce qui est LMNP, SCI, se lancer déjà dans ça, tout ce qui est juridique. Et seulement après, passer à l’action. Parce que si tu te formes à fond et que tu ne passes pas à l’action, ça ne sert à rien.

Parce que moi, j’ai justement commencé par ça, j’avais été à la formation de Laurent de Moras à Paris. Et ça a été carré, il t’explique absolument tout. Et après cette formation, bam, je suis passée à l’action sans me poser de question. J’ai foncé. Et c’est sur le terrain, moi je pense, qu’on apprend le plus. Parce que tu peux intellectualiser autant que tu veux, si tu ne passes pas à l’action, c’est du vent.

COMELS : Merci pour ce moment d’échanges. Merci beaucoup. C’était top !

Avec plaisir, les filles !

COMELS : À très vite pour une prochaine vidéo !

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